Les personnes avec qui je discute me demandent souvent : « Comment en es-tu arrivé là? » en se référant à mon passé d’angoissée, mon voyage en Australie, mon métier de coach en développement personnel, mais aussi à la perception que j’ai du monde aujourd’hui comme un espèce de « Je(u) » géant ! J’adresse cet article spécialement aux personnes qui se sentent au fond du gouffre, en dépression, qui font des crises d’angoisse ou en crise existentielle.

Et il se trouve que mon bonheur a commencé par une crise d’angoisse et une dépression.

Tout a commencé par une crise d’angoisse et une dépression.

krystal-crise-angoisse-coach

J’avais peur de mourir ou de devenir folle, n’importe où, à n’importe quel moment et sans raison. Mon corps était devenu mon esprit. Je me réveillais en sursaut de peur de m’étouffer pendant mon sommeil. J’avais 18 ans. « Quels problèmes as-tu ? » J’ai entendu. « Tu es intelligente, jeune, en « bonne santé », tu n’as pas d’enfant, tu vis chez ta mère, tu as tout pour réussir ! ». Ce qui me faisait culpabiliser, et me faisait sentir comme si j’étais folle !

Je ne pouvais pas en vouloir aux autres de ne pas comprendre, mais ce qui m’effrayait c’était de ne plus me comprendre. J’avais tout simplement peur de me perdre, littéralement, de ne plus exister. Pourquoi ? Parce que jusqu’ici je n’existais qu’à travers les idéaux des gens qui m’entouraient. La première personne qui m’a posé la simple question « Que désires-tu ? » était mon thérapeute.

Mon corps, mon meilleur ami sur Terre, avait tiré la sonnette d’alarme. Il était temps que je l’écoute.

Le déclic, c’est simplement une décision.

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Deux solutions s’offraient à moi au degré de souffrance que j’avais atteint : je pouvais me laisser happer par le sable mouvant de la dépression ou me relever, mais me relever VRAIMENT.

Il m’a fallu, entends-moi bien, que la souffrance surpasse le problème pour que je prenne cette décision. Il a fallu des mois de prison mentale, d’étouffement, de peurs irraisonnées, de nuits blanches, d’agoraphobie, d’isolation, de faiblesse physique, d’instants de panique et de scénarios fantasmés tragiques, pour que je prenne la décision ferme d’arrêter ce processus.

Mais je l’ai prise, parce que même si je n’en avais pas encore conscience, quelque chose en moi avait la fureur de vivre. C’était écrit. Mon corps devait avoir ce rôle à ce moment précis pour me faire passer de l’autre côté de la conscience : le côté des gens voyants qui n’ont rien à perdre.

J’ai commencé par des petites actions… tout’ pitit’.

Ce qui est magique avec une dépression, c’est que si tu te relèves tu n’as rien à perdre ! Les mois précédents j’étais persuadée que j’allais mourir trois fois par jour, alors j’avais tout à gagner à remonter la pente ! Je suis d’abord passer à l’action avec des petits pas comme sortir de chez moi (bah oui vu que je venais de très bas…) et puis des grands comme m’envoler seule à l’autre bout du monde !

Quand je pense à ces moments où j’étais dans le métro toulousain, en route pour voir mon thérapeute, je jouais à Angry Birds pour me distraire pour faire croire à mon cerveau que j’étais sur mon canapé et pas dans un métro bondé ! J’avais élaboré des stratégies pour aller au bout de tout, pas question de faire machine arrière. J’allais dresser mon corps, comme un cheval qui était devenu fougueux et qui jetait son cavalier (moi, son esprit) à terre. J’avais l’intention de renouer avec lui pour ne faire qu’un.

Je dressais mon corps en trompant mon cerveau

Je trompais mon cerveau. Je lui faisais croire que j’étais dans mon canapé, en sécurité, lorsque j’étais dans les transports en commun. Lorsque j’avais peur d’aller à l’extérieur de chez moi pour faire une course, je conscientisais le fait que s’il n’y avait pas de mur autour de ma maison je serais dehors tout le temps ! Donc théoriquement, dehors c’était  aussi l’intérieur de ma maison. Dehors, c’est chez moi. Ça peut sembler bête, mais je jouais au même niveau que mon cerveau reptilien. Il avait créé des tas de raisons d’avoir peur de l’extérieur, je lui créais des tas de raisons de se sentir comme chez lui, partout.

Et si je commençais à penser à cent à l’heure ? Et si mon cœur commençait à palpiter ? Aussi difficile que c’était au début, je l’observais. J’observais mes pensées, je « sortais » en quelque sorte de mon corps, pour ne pas être entraîné dans sa danse. Et puis je lui parlais comme on chuchoterait à l’oreille de ses peurs. D’abord de manière passive « Je ne jouerais pas le jeu, palpite si ça t’amuse ». Et petit à petit, j’ai renoué avec mon corps, alors je me parlais de manière de plus en plus bienveillante quand les prémices de crises apparaissaient. Les crises de panique se firent de plus en plus rares, de moins en moins fortes. Et un jour, je m’aperçus que je n’en faisais plus.

Mon corps et moi, comme tous les duos, avions eu notre ultime crise. Et même s’il nous arrive d’avoir des hauts et des bas, des choses à améliorer dans notre relation, je peux dire que je n’ai plus de crise d’angoisse 🙂

C’est le signal merveilleux du changement !… Et tu résistes.

C’est le signal. Une crise d’angoisse, une dépression, ou même un burn-out sont les signaux t’indiquant que le changement c’est maintenant ! (désolé pour la référence mais c’était trop tentant 😉 ). Une dépression, c’est une partie de toi qui meurt pour faire place à la vraie version de toi-même. C’est comme perdre une vieille peau usée pour qu’une autre lui substitue. Tu dois accepter de laisser mourir une partie de toi dont tu n’as plus besoin, ou qui ne t’es plus utile.

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« Pour devenir… quoi ? » Eh bien tu ne le sais pas encore ! Moi non plus. C’est ce qui s’appelle lâcher prise, ou encore accepter l’inconnu. Et c’est exactement parce que tu as peur de l’inconnu que tu fais une dépression : parce que tu t’accroches à ton vieux toi usé, de peur de te « perdre » et de… disparaître ?

Ton subconscient ou ton âme, appelle ça comme tu le veux, œuvre pour ton bien. Sans que tu n’aies besoin de contrôler ce qui se passe. Si tu lâches prise, que tu acceptes de jouer le Jeu de La Vie, que tu fais le « vide » à l’intérieur et à l’extérieur, alors crois-moi mon expérience d’ancienne « criseuse-angoissée-dépressive » : des miracles vont arriver.

Les cadeaux de ma dépression et des crises d’angoisse

J’ai beaucoup de gratitude d’avoir créé la vie que j’ai depuis la dépression. J’ai continué deux ans d’études (bon ça c’est une chose), j’ai créé un blog pour décomplexer les femmes sur la dépression et l’anxiété, je me suis envolée seule en Australie pendant 10 mois, mon premier blog m’a attiré des opportunités inspirantes sur le web, j’ai fait une école de coaching, je suis devenue entrepreneuse, je suis allée à des séminaires (notamment VDSP de Sylvain Carufel), j’ai fait des interventions dans le milieu universitaire, j’ai fait d’autres formations en ligne américaines ( notamment Start With The Big Why de Simon Sinek), je me suis installée dans un appartement de rêve à Bordeaux où je coache mes clients aujourd’hui.

Sans ma dépression, je n’aurais pas créé cette vie-là.

SOLUTION DEPRESSION CRISE ANGOISSE

 

Est-ce que cet article t’a été utile ? T’a-t-il fait écho sur une dépression ou des crises d’angoisse que tu as vécus ? Laisse un commentaire pour me partager ton avis et tes échos ! Merci 🙂

 

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